Chose promise, chose.... un ebook gratuit de mon livre au premier qui réussit à compléter ce proverbe vraiment pas connu !!!!
Je me présente, je m’appelle Eugène Delarue, Gégène pour les intimes. J’ai 30 ans et je vis dans un petit village du Cantal, département dont le nom provient du célèbre fromage. Aujourd’hui ma vie va changer, elle va subir un véritable raz-de-marée (tsunami comme on dit maintenant) : j’étais au Bar « Chez Dédé » comme tous les jours pour prendre mon demi matinal (midi pour moi c’est matinal). Ce bar est vraiment le lieu de rencontre de tout le village. Dédé, le patron, s’est installé ici il y a dix ans pour ouvrir son bar. On l’a bien aidé à l’époque, surtout pour trouver le nom. Nous, on lui avait proposé « Chez pas, moi », « Chez cher, non ? » ou encore « Chez comme vous voulez » en honneur à Souchon. Mais il n’a pas aimé et s’est rabattu sur « Chez Dédé », nous on a trouvé ça con, mais bon, c’est son bar après tout ! Dédé c’est vraiment un bon gars, un véritable mec du sud. Il est venu de Marseille soi-disant parce qu’il en avait marre d’entendre les cigales chanter. En réalité, un soir qu’on avait bien bu tous les deux, il m’a raconté qu’il avait dû quitter Marseille parce qu’il était recherché là-bas. Apparemment il s’était mis dans une sale affaire, il était mêlé à une affaire de pots-de-vin lors de grands tournois de pétanque. De plus, il avait été pris en train de trafiquer ses dosettes de pastis pour mettre moins de dose que celle établie par l’association des producteurs de pastis de Marseille et ça, ça ne pardonne pas. Sa tête était mise à prix et il regrettait bien son pays.
Donc voilà, en attendant que Dédé me serve mon demi, je commence à feuilleter le canard. Quand je dis canard je parle du journal et non pas de Saturnin, le canard mascotte de Julot qu’il emmène partout avec lui, même au bal du village en septembre.
Et voila ce que je lis : « D’après les statistiques, il y a 5 femmes pour 1 homme au monde ». Pour moi, ça a été une révélation, un choc (au sommet, style Lyon-PSG). Pourquoi donc n’en ai-je pas une seule, moi ? Où sont donc les 5 femmes qui me reviennent de droit ?
Je me tourne vers Dédé qui essuie la mousse de la bière qui a éclaboussé partout.
- Dis donc Dédé, tu as combien de femmes toi ?
- Oh, peuchère (je rappelle que Dédé est marseillais), moi j’en ai cinq à la maison, ma femme et mes quatre filles !
Ben tu vois ! Lui aussi il a droit à ses cinq femmes !! Et moi alors ?
Là, je bouillonne à 90º (comme l’eau). Ce n’est pas possible, il y a un malentendu je crois !
Tout en sirotant mon demi, mon cerveau commence à échafauder un plan... si je me souviens bien des cours de Madame Duchnock, ma prof de primaire, il y a 5 continents au monde (je le vérifierai quand même sur Internet). 5 continents... 5 femmes... voilà, j’ai trouvé : je vais chercher une femme sur chaque continent. On ne peut pas faire mieux, vive la diversité !
Me voici donc prêt à affronter un nouveau défi. J’en parle à Dédé.
- Qu’est-ce que tu en penses, toi ?
- Bah, ce n’est pas con, mais tu ne crois pas que tu plaques trop de choses ici ?
Je réfléchis à cette question, mais je suis vraiment décidé, c’est pas pour rien que je suis bélier (ascendant cancer au cas où quelqu’un veuille gentiment m’envoyer ma carte astrale, veuillez contacter mon éditeur qui donnera plus de renseignements personnels et fera suivre).
Bien que je n’aie jamais quitté mon village en 30 ans, moi j’ai un esprit aventurier, je suis le Lucky Luke du vingt-et-unième siècle. Ça ne me dérange pas de tout plaquer, mon boulot (assidu aux listes de l’ANPE), mon meilleur ami (Bobby, mon chien saucisse) et ma famille (ma mère chez qui je vis encore).
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