Voici un extrait des aventures de Gégène en Afrique. Bonne lecture !
Je me réveille au sol, les branches ont réussi à amortir ma chute, même si tout me fait mal. J’ouvre un œil, puis deux (et je m'arrête là parce que j'en ai pas plus) et je vois plusieurs têtes au-dessus de moi. Je me relève prestement, prêt à faire face à ces nouveaux venus. Ce sont des êtres noirs (enfin j’en rencontre !), mesurant pas plus d’un mètre cinquante (de la famille lointaine de Philippe Gildas ?), juste vêtus d’un pagne autour de la.., de la..., de la ceinture et armés de lances rudimentaires en bois. Moi je me sens tel Gulliver au pays des lilliputiens au milieu de ces bonhommes !
- Quelqu’un parle français ici ? je leur demande poliment
Pour réponse je n’ai que quelques grognements.
- Enibodi spik inglich ? je leur demande au cas où
Même réponse qu’avant
- Ungane jung akara moyu, me dit l’un d’eux
- Hein ? Mais qu’est-ce qu’il me raconte celui-là ? Moi pas d’ici, que je leur dis
Ils sont de plus en plus agressifs, ils ne doivent pas avoir beaucoup de visites dans le coin. Ils s’approchent de moi l’air drôlement méchant
- Tout doux les gnomes, moi ami de vous, moi gentil, moi vouloir paix !
Ils comprennent pas, me sautent dessus, enfin, ils me chopent plutôt par les pieds et la ceinture, me font tomber et me ficellent autour d’un petit tronc.
Mais ils me prennent pour un sanglier ou quoi ? Voilà qu’ils me transportent tête à l’envers sur ce tronc. Mais comme c’est une race plutôt petite, en réalité ils me traînent sur le sol, j’en ai le dos tout meurtri.
Deux gnomes parlent entre eux et je vois qu’ils désignent un passage plein de ronces.
- Et les mecs, si c’est un passage plus court, m’en fous moi, j’ai tout mon temps, passez pas par là ! je leur crie
Mais à nouveau ils me comprennent pas et empruntent (pas de l’argent) ce chemin.
Alors ça, les ronces ça fait drôlement mal, j’ai le dos en feu (les pompiers, la maison qui brûle !), je ressemble à un de ces martyrs romains le dos fouetté dans les galères (Lafayette).
Après plusieurs kilomètres comme ça, on arrive enfin à leur village. Tout le monde crie, les reçoit comme des héros nationaux et ils me déposent enfin devant une case (départ) qui doit être celle de leur chef. Un vieil homme en sort, il doit être le chef car il est plus grand que les autres (155 cm environ). Il donne des ordres à ses subalternes qui me déficellent de mon poteau. Moi je reste au sol parce que je ne peux pas me relever, sinon je lui ferais son affaire à ce pygmée.
Il redonne des ordres et on me traîne jusqu’à une autre hutte où je rentre à peine (moi je mesure 175 cm, té).
Et on me laisse là pendant je ne sais pas combien de temps car ma montre s’est cassée pendant la chute !
No hay comentarios:
Publicar un comentario